Les détails qui font toute la différence.
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Une étiquette de cuir cousue main, un bouton corozo. Inventaire des choix invisibles qui font qu'une pièce INAYA se reconnaît les yeux fermés.
On juge un vêtement à ce qu'il montre. On le reconnaît à ce qu'il cache. La différence entre les deux, c'est tout notre métier, et elle se joue sur des décisions de quelques millimètres.
L'étiquette, dernière cousue
Sur chaque pièce, l'étiquette de cuir est posée en dernier, à la main. C'est un contrôle, pas un folklore d'atelier. La personne qui la coud est la dernière à toucher la pièce, et elle a pour consigne de la refuser si quelque chose la gêne. Une étiquette cousue est une pièce approuvée.
- La doublure du manteau de fourrure est coupée dans la même viscose que nos chemises : ce que la main rencontre à l'intérieur compte autant que ce que l'œil voit dehors.
- Les boutons sont en corozo : il se patine là où le plastique s'use.
- Les coutures d'épaule sont doublées d'un droit-fil : c'est invisible, et c'est pour cela que l'épaule ne s'affaisse pas.
Le test de la deuxième saison
Une pièce ne nous intéresse que si elle est plus belle la deuxième année que la première. Le sac Léa a été dessiné pour cela : son cuir fonce là où on le prend, et chaque exemplaire finit par porter la main de sa propriétaire. Ce que l'usure abîme ailleurs, ici elle le signe.





